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CAUCHEMARS

Je ferme les yeux mais le sommeil ne vient pas.

J’entends des bruits, vous n’êtes pas là ? Y’a quelqu’un ?

Les objets prennent des formes inquiétantes,

Certaines craintes deviennent envahissantes.

J’ai peur du noir, c’est pas des blagues.

Tout seul, allongé sans lumière,

La panique me gagne, la panique me gagne...

Boum boum… Mon cœur résonne, il me semble entendre des pas.

Boum boum… Il court, il arrive, va se saisir de moi!

L’armoire a bougé, des bras lui ont poussé.

Je vois des ombres, tout est métamorphosé.

Les pieds bien rangés sous les couvertures,

J’ai l’imagination qui carbure,

J’ai peur, vraiment peur.

Tout seul, j’vois rien, je serre les poings.

La lumière n’aide pas, la lumière ne suffit pas...

Boum boum… Les ombres grandissent et je rapetisse.

Boum boum… Caverne obscure comme un précipice.

Le plus petit souffle prend des allures de grognements.

J’entends comme des grincements de dents.

Caché sous la couette en sécurité,

Pour autant je n’ose pas respirer,

J’ai peur du noir, c’est pas des histoires.

Tout seul, les mains sur les oreilles… j’ai peur.

Mais que font les grands ? Où sont mes parents ?

Boum boum… Rien pour tenir les monstres à distance.

Boum boum… La nuit venue les voilà qui dansent.

Tu ne peux pas dormir, y a un truc qui gratte sous ton lit.

Ça va peut-être surgir, alors tu restes blotti.

Les mains bien calées sous ton oreiller,

Surtout ne rien laisser dépasser,

T’as peur! C’est pas des caprices.

Tout seul, enroulé dans ton drap,

Paupières fermées, tu retiens tes cris...

Boum boum… Y’en a marre de ces bruits bizarres

Boum boum… Pourtant, on n’est pas des trouillards!


ELLE M'A DIT NON

Elle m’a dit non avant même que j’ai posé ma question.

Elle ne m’a pas écouté, pourtant on avait attendu notre tour pour parler.

Elle m’a dit non : «Pas de livre en récréation».

On m’interdit sans m’expliquer et après ils disent que je suis trop excité.

Elle m’a dit : «Non non non», sans même écouter ma question.

Non mais sérieux mais qu’est-ce qui se passe?! La vie c’est dégueulasse

En colère, je me suis mis en colère,
je suis un dragon, un lion, une panthère.

En colère, je me suis mis en colère, comme un tremblement de terre.

En colère, je me suis mis en colère, c’est la seule chose que je pouvais faire.

En colère, je me suis mis en colère, mon poing se serre, je jette à terre toutes mes affaires!

Elle m’a dit non : «Pas de chat, pas de chien, ni de poisson».

De toute façon, je peux jamais rien faire seule, quand je réponds,
elle m’engueule.

Elle m’a dit non : «Pas d’film, pas d’parc, pas d’bonbons.

Il serait temps que tu grandisses!»

Ah ouais, ben moi quand j’serai grande je dormirai chez la police!

Elle m’a dit : «Non non non», je l’ai même entendue dire: «con».

Dans l’genre faites ce que je dis pas ce que je fais, nos parents sont parfaits…

En colère, je me suis mis en colère, je suis un dragon, un lion, une panthère. En colère, je me suis mis en colère, comme un tremblement de terre.

En colère, je me suis mis en colère, c’est la seule chose que je pouvais faire.

En colère, je me suis mis en colère, mon poing se serre, je jette à terre toutes mes affaires!

Je t’ai dit non : «Je veux mettre un pantalon!
Ou une jupe qui monterait jusque-là!

On fait ce qu’on veut, on est des rois!»

On t’a dit : «Non non non», oui on s’énerve, on monte le ton!

Vous êtes vieux et tout pourris, puis si ça s’trouve vous êtes même pas notre vraie famille...

En colère, je me suis mis en colère, je suis un dragon, un lion, une panthère.

En colère, je me suis mis en colère, comme un tremblement de terre.

En colère, je me suis mis en colère, c’est la seule chose que je pouvais faire.

En colère, je me suis mis en colère, mon poing se serre, je jette à terre toutes mes affaires!

IL EST L'HEURE

Il est l’heure d’annoncer la couleur, c’est une erreur de croire que tout est rose ou noir.

Il y a le rouge, le rouge écarlate, le rouge vif de l’écrevisse, le rouge pivoine, le rouge tomate.

Les roses rouges et les rouges-gorges, le sang rouge, les sucres d’orge, rouge de colère et peur du noir, je change de couleur du matin au soir.

Je suis un arc-en-ciel, une guirlande d’émotions,

Caméléon qui se fond dans le ciel, je suis un arc-en-ciel.

Il est l’heure d’annoncer la couleur, c’est une erreur de croire que tout est rose ou noir.

Il est tard, les éléphants roses sont rares, je ris jaune et le riz blanc,
Je change de couleur assez souvent : parfois du bleu au cœur, parfois vert de peur, vert de rage et verre de lait, je reste bleu, stupéfait!

Toutes les couleurs sont en moi, tous mes émois sont en fleurs,
les joues en feu et les yeux flous, ma bouche se tord, je deviens fou!

Je suis un arc-en-ciel, une guirlande d’émotions,

Caméléon qui se fond dans le ciel, je suis un arc-en-ciel.

Il est l’heure d’annoncer la couleur,
C’est une erreur de croire que tout est rose ou noir.

Colère de toutes les couleurs, couleurs pour toutes les colères,
Je m’enfonce dans le noir, blanc comme la neige, blanc comme un linge.

Je suis le singe aux mille grimaces, aux mille humeurs
qui s’entrechoquent et s’entrelacent,
Je suis joyeux, je suis heureux, c’est mon côté fleur bleue.

Je suis content et impatient, un boute-en-train plutôt marrant,
Je m’esclaffe et m’extasie, feu d’artifice dès le saut du lit.

Je suis un arc-en-ciel, une guirlande d’émotions,

Caméléon qui se fond dans le ciel, je suis un arc-en-ciel.

LA MORT

La seule chose que je suis sûr, c’est qu’on va tous mourir,

Quelles que soient nos injures, quels que soient nos sourires.

La mort n’a pas de visage, on dit «elle» mais c’est peut-être un garçon.

Que je sois méchant ou sage, elle passera de toute façon.

Ça fait un bout de temps déjà, j’me demande qui a inventé la mort?

Si je trouve celui qui a fait ça, je l’attrape et je le mords!

Hé ho! File-moi ta faucille, enlève ton chapeau.

Hé ho! Rends-moi mon papi ou je t’enferme au zoo.

Hé ho! Touche pas mes frangins ou j’te jette au frigo.

Hé ho! Laisse ma famille tranquille, va courser les moineaux!

L’autre jour dans la cour, les potes parlaient de paradis,

Comme quoi y aurait des nuages, des bisous, des dieux et des amis.

Mais pour pouvoir y aller, il y a plein de choses à respecter.

Mais bon, j’vais pas trop en parler parce que c’était pas très clair,
j’ai pas tout capté…

Ça fait un bout de temps déjà, j’me demande qui a inventé la mort?

Si je trouve celui qui a fait ça je l’attrape et je le mords!

Hé ho! Rends-moi ma grand-mère ou je te refais le tableau.

Hé ho! T’as pas autre chose à faire? Espèce de pompe à vélo!

Hé ho! Tu comprends ce que je dis? T’es sourd comme un pot!

Hé ho! Espèce de tête de mort, tête de veau!

La mort est sacrément forte, tel un super-héros, un ninja,

Toujours en vie depuis des siècles, franchement je ne comprends pas.

Avec les sabres laser, le nucléaire, les chars d’assaut,

Personne, je dis bien personne, n’a réussi à avoir sa peau!

Et si je cours très très vite? Elle pourra pas me rattraper?

Ou si je crie super fort, ou que je fais pipi sur ses pieds?

Si je lui donne des bonbons, ou que j’la fais rigoler?

Peut-être qu’elle va s’enfuir, me laisser tranquille, ou simplement, abandonner...

J’me demande qui a inventé la mort? J’l’attrape j’le mords!

Ça fait un bout de temps déjà, j’me demande qui a inventé la mort?

Si je trouve celui qui a fait ça je l’attrape et je le mords!

Hé ho! File-moi ta faucille, enlève ton chapeau.

Hé ho! Rends-moi mon Papi ou je t’enferme au zoo.

Hé ho! Touche pas mes frangins ou j’te jette au frigo.

Hé ho! Laisse ma famille tranquille, va courser les moineaux!

Hé ho! Rends-moi ma grand-mère ou je te refais le tableau.

Hé ho! T’as pas autre chose à faire? Espèce de pompe à vélo!

Hé ho! Tu comprends ce que je dis? T’es sourd comme un pot !

Hé ho! Espèce de tête de mort, tête de veau!

Hé ho! Deviens mon ami, je t’invite au resto!

Hé ho! Soirée pyjama, ça te va comme scénario?

MARRE MOTS

Hé ho, tu sais quoi? L’autre jour..., ma mère elle a sorti un truc,
laisse tomber, un mot... un mot... j’avais encore jamais entendu ça.

J’ai reconnu direct. Je me suis dit, lui...

Je l’ai retenu dans ma tête prisonnier jusqu’au lendemain dans la cour, et là, comme un trésor, je l’ai sorti à mes potes...

Hoooo, j’ai fait sensation!

Merci maman, ce mot-là, mes potes ils ne le connaissaient pas!

J’ai fait ricaner tout le monde, sauf le prof, je pense que le prof
ce mot-là, il le connaissait déjà!...

Y en a marre

Y en a marre mots

De tous ces mots, de tous ces mots trop gros pour moi

Y en a marre

Y en a marre mots de pas pouvoir

De pas pouvoir

De pas pouvoir dire de gros mots

Y en a marre

Y en a marre mots

De tous ces mots trop grands de tous ces mots trop gros pour moi

Y en a marre

Y en a marre de tous ces mots!

Le deuxième gros mot que j’ai entendu il venait de la bouche de mon père.

Par contre celui qui bat tous les records, c’est mon grand-père!
Alors Papi, il dit des trucs, laisse tomber... Des machins à rallonge,
en fait il fait que ça ! La seule qui sait se retenir, c’est Mamie. Elle sort des trucs genre : « Ça suffit comme-ci, flûte, saperlipopette... »

Mais les gens, dans la rue, dans le métro, dans leur voiture,
à la télé, même à l’école, ils ne savent pas se retenir!

Des gros mots en veux-tu en voilà ... Popopo!!!

Moi je les retiens tous, je les rentre dans ma tête, je sais qu’un jour
ils resserviront, tous ces mots secrets.

Y en a marre

Y en a marre mots

De tous ces mots, de tous ces mots trop gros pour moi

Y en a marre

Y en a marre mots de pas pouvoir

De pas pouvoir

De pas pouvoir dire de gros mots

Y en a marre

Y en a marre mots

De tous ces mots trop grands, de tous ces mots trop gros pour moi

Y en a marre

Y en a marre de tous ces mots!

qui dure depuis des lustres! Eux ils disent tout ce qu’ils veulent, nous dès qu’on dit un truc... Tu vois? L’autre jour, ils ont collé une table devant la porte d’entrée, moi je me cogne le pied dedans.
Là, sous l’effet de la douleur, le mot part tout seul! ... «J’ai mal !!!»
Mon père débarque, il me colle une grosse claque et me dit que :
«ce mot n’est pas beau dans la bouche d’un marmot».

«Et qu’est ce que tu lui as répondu?»

«Ben rien…»

T’aurais pu lui dire : «Dans la bouche d’un vieux, c’est mieux peut-être?!»
«T’as raison j’aurais dû lui dire ça, les vieux ils aiment pas qu’on les traite de vieux!»

Y en a marre

Y en a marre mots

De tous ces mots, de tous ces mots trop gros pour moi

Y en a marre

Y en a marre mots de pas pouvoir

De pas pouvoir

De pas pouvoir dire de gros mots

Y en a marre

Y en a marre mots

De tous ces mots trop grands de tous ces mots trop gros pour moi

Y en a marre

Y en a marre de tous ces mots!

PAPA

Tous mes potes sont partis,

Il ne reste que moi.

La maîtresse devient alors gentille.

Tous mes potes sont partis,

Tenant par la main

Une famille forte, soudée et gentille.

Une maman, une nounou, une mamie…

Pourquoi moi, on m’oublie?

À chaque fois, c’est la même histoire,

Il arrive en retard

Avec du noir accroché au regard.

Il me siffle et me tire sèchement par le bras.

Papa est pressé : «Allez bouge-toi!»

Comme je pleure, comme je pleure,

Papa met la musique plus fort...

À chaque fois c’est la même histoire,

Il arrive en retard

Une odeur accrochée à sa bouche.

Une odeur, bizarre, forte.

Il se cogne dans une porte,

Il tape son poing partout.

Je n’comprends pas tout

Mais à chaque fois

Je sais que Papa est devenu fou.

Parfois lorsqu’il est dans cet état

Il entre dans ma chambre

Et là, tout l’immeuble doit l’entendre.

L’entendre dire que je l’encombre, que je l’oppresse.

Sa main passe et repasse, c’est quoi une erreur de jeunesse?

Comme je pleure, comme je pleure,

Papa met la musique plus fort...

Papa, regarde, tous tes potes sont partis.

Il ne reste que toi,

Ta colère, et tes soucis,

Tes canettes et tous tes cris.

Car moi, aujourd’hui, enfin je me casse, je m’enfuis.

Et si tu pleures, si tu pleures,

Papa, mets la musique plus fort!

ILS DISENT

Je suis une fille mais je ne suis pas douce.

Je parle fort et quand je me marre, je fous la frousse.

Moi, je suis un garçon et je ne supporte pas la bagarre.

Je suis timide, tranquille, jamais d’histoires.

Je hais les poupées autant que les voitures.

Je déteste les couettes, les jupettes, la confiture.

Je suis nourri de super-héros agressifs et abrutis, les jeux de ballons, le karaté, faut arrêter, ça suffit!

Ils disent :

«Sois fort et ne pleure pas»

«Pleurniche mais ne crie pas»

«Tu seras solide et protecteur,

Sûr de toi, autoritaire et bagarreur»

«Sois gentille et fragile»

«Sois puissant et viril»

«Sois coquette et guimauve»

«Ben quoi y’a que les garçons qu’ont le droit d’être chauves?!»

Ils disent :

«Sois gracieuse, naïve et innocente

Sois belle, docile et ignorante»

«Sois courageux et conquérant

Tu es le chef, tu es le fort, tu es le grand»

«Le rose, c’est pour les filles

Fais-toi des couettes, mets du vernis.»

«Trouve une femme qui te fera de beaux enfants!»
«Mais j’aime pas les femmes»

«Et je ne veux pas d’enfant»

On ne m’a jamais appris à pleurer, on me l’a toujours interdit.

On m’a inscrit au sport, il paraîtrait que je ne suis pas assez musclé.

C’est bon, je m’en cogne d’être musclé!

Il n’y a pas besoin d’être musclé pour dessiner.

Moi, mon truc, c’est la boxe!

Je gonfle mon torse et tape du poing sur le canapé,

Coups de pied, coups de boule, je suis un pitbull enragé!

Les chaussures à talon sont des instruments de torture!

Et le maquillage? C’est fait pour dessiner sur les murs!
«Ah non, moi des fois j’adorais pouvoir me maquiller...
Ah c’est bon arrête, calme-toi va te faire masser les pieds !»

«Ah j’adore les massages, c’est hyper relaxant.»

«Plus tard comme métier je voudrais faire masseur, mais mon père veut pas, il dit que c’est un métier pour ma sœur...»

Ils disent:

«Sois discrète, mignonne et souriante

Sois secrète et aimante»

«Sois riche et ambitieux

Sois costaud, sois casse-cou et valeureux»

«Sois belle, mince et bien coiffée»

«Sois grand, balèze et pas gêné

Un garçon doit savoir tout réparer»

«Et dans une famille avec deux mamans, comment on fait?...»

Ils disent, fais pas la fille, cesse de pleurer.

Ils disent, une princesse ne met pas ses doigts dans l’nez.

Ils disent, gagne, apprends et réussis, pense à ton avenir,
fais des projets, construis ta vie.

Sois gentille, sois jolie, sois coquette et sois polie,

Lave tes fesses, ferme ta bouche, bouge de là et dis merci!

ILS SE MOQUENT

Franchement ma chemise elle est moche,

Et en plus elle est bien trop serrée.

À l’école, tout le monde me traite de cloche

Quand je la mets, je n’arrive plus à respirer.

Y en a marre de toutes ces vieilleries

Que vous nous refilez depuis quatre mioches.

Ça ressemble à rien, c’est tout pourri,

Puis y a des trous dans toutes les poches.

Je suis comme un animal en cage,

Victime d’un mauvais sort.

Tous ces habits viennent du Moyen-Âge,

Laisse-moi sortir tout nu dehors!

Ils se moquent de moi,

Me traiteront de pauvre, me montreront du doigt.

Ils se moquent de moi,

J’pourrais… Mais j’le fais pas.

Franchement Maman regarde-moi ça,

C’est pas un nez mais une patate.

Quand je suis derrière, on ne me voit pas,

On dirait que je me suis pris une batte.

Bras trop longs, oreilles décollées,

Et ce petit bidon, les yeux pas alignés.

Pas complètement raté, pas complètement fini...

Ils se moquent de moi,

Je fais comme si je ne les entendais pas.

Ils se moquent de moi,

J’pourrais…

«Regarde-le, l’autre, quand tu t’énerves tu ressembles à une mouche,

Et en plus, franchement tu pues des pieds.

Ta coupe de cheveux, elle est complètement ratée,

Et en plus quand tu parles t’as un poil dans la bouche».

«C’est pas vrai ça !

Franchement sœurette va changer ta couche!

Si j’étais toi, je ne dirais rien…

T’as pas vu ta coupe de cheveux, c’est la tienne qui craint.»

Ils se moquent de moi…

Ils se moquent de moi…


LA JUNGLE

Les copains disent qu’on s’amuse bien

En cour de récré dans notre école.

J’me tourne les pouces en attendant que ça sonne,

Moi, je trouve que c’est la jungle.

J’en ai marre d’attendre 107 ans

Avant de choisir qui commence.

Les jeux de touche-touche me courent sur le haricot,

Les bêtises poussent comme des champignons.

J’aime être tout feu tout flamme

Mais pour l’instant c’est le drame.

Je suis le plus petit à la récré,

C’est dur de ne pas se faire écraser,

Alors moi, je préfère rester caché.

C’est compliqué d’faire ses jeux préférés,

Trouver un arbitre pour bien expliquer,

Éviter de mettre le feu aux poudres,

Éviter l’œil au beurre noir et en découdre.

J’ai dû renoncer à certains jeux de récré

Pour ne pas être la risée des autres toute l’année.

J’aime la marelle et l’élastique, les autres me lancent des regards obliques

Alors je fais le poireau dans un coin en attendant la sonnerie de fin.

J’aime être tout feu tout flamme

Mais pour l’instant c’est le drame.

Je suis le plus petit à la récré,

C’est dur de ne pas se faire écraser,

Alors moi je préfère rester caché.

Meilleur ami un jour, meilleur ami toujours!

La récréation est un lieu de désillusion.

À la moindre fausse note au moindre désaccord,

Ça fait du chantage à l’amitié, ah ouais d’accord.

Alors je m’occupe uniquement de mes oignons

Et je suis muet comme une carpe cachée au fond.

Le groupe c’est pas pour moi…

Moi je reste caché pour éviter de me prendre un gnon.

J'ABOIE

Je ne parle plus, j’aboie,

Aux cris aux larmes et cetera,

Aux cris aux larmes et cetera.

CONTACT

Eric Ghenassia (management / production)

eric@ghenassia.org
06-12-59-33-10

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